Le Wrap Up de la Rentrée : bulle IA, The Sandbox, Contenus pour IA, Disney pour riches, Cézanne à Aix
Toujours 5 news tech et médias de la semaine
Après une bonne pause estivale, je reprends ici la publication hebdomadaire du Wrap Up, toujours 5 infos de la semaine écoulée sur l’actualité médias et tech, avec une recommandation culturelle en prime.
Au sommaire de cette semaine de reprise :
Insert Coin 🪙 : le pari perdu de Sandbox sur les mondes immersifs
Intuitu Machinae 🤖 : la production de contenus s’adresse désormais aux machines
⏳ Temps de lecture : 8 min 52 sec
Pour la version NotebookLM du Wrap Up (en 🇫🇷) :
Regonflé à bloc pour la rentrée, ma structure de conseil, Colonel Motor, reste à votre écoute pour faire décoller :
🌍 Votre stratégie ou ajuster une ambition internationale ;
💰 Vous chercher de nouveaux revenus (diversification, nouvelles offres, spin-off) ;
📱 Faire atterrir votre nouveau projet digital, de l’idée au MVP ;
💸 Préparer votre levée de fonds (deck, valorisation, mise en relation BAs, VCs, family offices) qui vous propulsera vers de nouveaux horizons.
🪖 Si l’un de ces sujets trouve un écho en vous, on s’en parle ?
Bullesque 🛁 : l’investissement IA est-il en surchauffe ?
⏳ : 2 min 26 sec
Un parfum de bulle IA flotte dans la Silicon Valley et auprès de la plupart des investisseurs professionnels.
La question s’est invitée au dîner organisé par Sam Altman avec des journalistes lors d’un dîner on-record relaté par le podcast du New York Times, the Hard Fork et le propos qui fut le plus rapporté fut cette opinion émise par Altman au sujet d’une bulle IA : “Des gens vont perdre énormément d’argent.”
Le CEO d’OpenAI reconnaît que certaines valorisations sont “irrationnelles” — citant cet exemple d’un financement initial de 750 M$ pour trois personnes et une idée — même s’il reste persuadé que si personnellement et globalement, “l’IA sera un gain positif pour l’économie”.
Des valorisations hors norme.
Il faut dire que lui-même marche sur un fil : OpenAI préparerait une offre secondaire valorisant l’entreprise 500 Md$, la plaçant au-dessus d’acteurs comme Salesforce, et potentiellement au rang de première licorne mondiale.
Databricks1, qui valait 62 Md$ en 2023, en revendique désormais plus de 100 Md$. D’autres exemples flirtent avec l’absurde : Eight Sleep (matelas IA) lève 100 M$ pour de l’IA qui se donne pour mission tout simplement de “résoudre le sommeil”, Thinking Machines (Mira Murati, ex-CTO d’OpenAI) récolte 2 Md$ en seed pour une valorisation de 12 Md$ sans avoir sorti un produit.
Capex stratosphériques.
Les Magnificient Seven (les sept géants du Nasdaq2) ont dépensé plus de 100 Md$ en trois mois pour bâtir des data centers.
C’est un tournant historique : aux États-Unis, la construction de data centers va dépasser celle dans la construction de bureaux. Or les deux interlocuteurs soulignent que ces infrastructures reposent sur des GPU à durée de vie très courte : des milliards investis dans des actifs appelés à être très vite obsolètes. Si seulement un ou deux acteurs captent une grosse partie de la demande, une partie du parc risque de rester sous-utilisée et ne jamais rentabiliser son investissement (vous vous rappelez Stargate annoncé par Trump pour une enveloppe visé de 500 Md$).
Une économie de la dette technologique.
De nombreuses startups vendent leurs services à perte, comme Cursor (assistant de code), dont les marges sont négatives car le coût des API IA (OpenAI, Anthropic) dépasse les prix facturés au consommateur final.
Même OpenAI admet que ChatGPT est “presque” rentable une fois retirés les frais de training. Autrement dit, des couches d’entreprises non profitables empilées les unes sur les autres.
Financiarisation et euphories spéculatives.
Des SPV (Special Purpose Vehicles) prolifèrent pour permettre à des investisseurs secondaires (entendre des particuliers non spécialistes) d’entrer dans les tours de financement, parfois avec des “SPV de SPV”. Des tokens crypto adossés à la valorisation d’OpenAI commencent à circuler : un air de subprimes version 20253. Pour certains observateurs, ce sont les signes classiques d’une bulle prête à éclater, c’est à dire quand le grand public commence par être gagné par la fièvre spéculative et veulent aussi participer avec leurs économies de bas de laine.
Le contraste avec la réalité opérationnelle.
Le MIT révèle que 95 % des projets IA en entreprise ne produisent pas de revenus immédiats. Bain et Gartner confirment l’absence de ROI clair. La majorité des budgets IA part dans le marketing, alors que l’impact réel se joue dans le back-office.
À l’inverse, dans les usages “bottom-up”, les résultats seraient plus tangibles : 87 % des développeurs de jeux déclarent employer l’IA pour équilibrer gameplay, tester et coder. L’enthousiasme est là, mais il vient des praticiens, pas nécessairement des projets nourris par les injonctions des directions générales.
Un parallèle avec la bulle Internet.
Les deux journalistes du New York Times rappellent que la bulle dot-com n’a pas tué Internet : elle a surtout nettoyé un excès de capitaux. Même scénario attendu ici : l’IA ne disparaîtra pas, mais la facture — pertes des VCs, faillites de startups, data centers sous-exploités — sera lourde. Les consommateurs, eux, continueront d’utiliser l’IA, comme personne n’a “désappris” le web après 2001.
💬 Avec la rentrée, on reprend l’expérimentation d’un groupe WhatsApp du Wrap Up : News, sondages et coulisses, c’est là que ça se passe :
Insert Coin 🪙 : le pari perdu de Sandbox sur les mondes immersifs
⏳ : 1 min 57 sec
Retour sur terre pour un des fleurons des métaverses, The Sandbox : plus de la moitié des 250 salariés remerciés, 4 bureaux fermés, et passage de relais aux mains de Robby Yung (Animoca Brands), actionnaire majoritaire depuis 2018 (et qui avait appuyé la valorisation stratosphérique de l’époque, voir plus loin), qui reprend la direction pour “resserrer” la stratégie.
Les fondateurs français, Arthur Madrid et Sébastien Borget, quittent l’opérationnel : le premier devient président, le second ambassadeur international. Traduction concrète d’après les Echos: réduction de la voilure et recentrage sur de nouveaux usages Web3, dont un “launchpad” de meme coins — ces cryptos qui surf(ai)ent sur des personnalités ou des memes viraux, parfois plus proches de la spéculation que du “grand soir” du métavers.
Le contexte est brutal : fréquentation de la plateforme en baisse, baisse brutale du token SAND (la monnaie maison pour créer, monétiser et participer à des expériences), marché global du métavers à la peine.
Le contraste avec l’euphorie 2021–2022 est saisissant : en 2022, The Sandbox cherchait à lever sur une valorisation de 4 Md$ ; en 2024, la valorisation évoquée tourne autour de 1 Md$, soit un découpage sévère des promesses initiales.
L’entreprise, pourtant, avait tout pour cocher les cases du moment : ancienneté (créée en 2011), ADN de créateur (jeu 2D de pixel art à l’origine), proposition “décentralisée” de mondes virtuels, terrains et avatars à destination du grand public et des marques (une direction commerciale qui avait marqué de beaux contrats, potentiellement fortement subventionné par la levée de fonds : Snoop Dogg, Warner Music, Paris Hilton, Gucci, Adidas, Bisounours, Atari ou encore le Cirque du Soleil) et une création française !
Le retournement tient aussi au dégonflement du storytelling autour du “métavers”. L’ère où le pivot de l’Internet devait se jouer en 3D persistante, chapeauté par les géants, a fait pschitt. Beaucoup de projets nés dans le sillage ont périclité.
The Sandbox, malgré son statut de pionnier, n’y échappe pas. Le symbole est cruel : on passe d’un imaginaire d’urbanisme numérique (acheter des LANDs, bâtir des expériences, attirer des marques) à un outil spéculatif d’émission de meme coins. En clair, plutôt que de construire la ville, on remet au goût du jour l’imprimerie à billets.
Côté gouvernance, le mouvement est classique en période de vaches maigres : recentrage, consolidation des opérations, direction confiée à l’actionnaire industriel, rôle de représentation pour les fondateurs. L’objectif est limpide : réduire les coûts, trouver des poches de traction, et rallumer la mèche côté revenus. Reste la question de fond : le lancement de meme coins peut-il devenir une locomotive durable, ou n’est-ce qu’un compromis opportuniste dans un cycle spéculatif ?
Au final, The Sandbox illustre la grande désillusion du métavers : des attentes démesurées, des usages très lents à s’installer (pour il faut le dire, une qualité très loin de l’immersion de certains jeux vidéos), et une économie des tokens qui peine à s’arrimer à des expériences grand public.
Le prochain chapitre dira si l’entreprise peut convertir son héritage de pionnier en plate-forme Web3 utile… ou si elle restera l’incarnation (avec SoRare dont nous parlions ici) d’une bulle passée.
Deux avis très personnels :
les innovations de la blockchain (notamment la décentralisation des actifs numériques uniques) trouveront j’en suis sûr, des débouchés et des cas d’application futures, au delà de la catégorie d’actifs financiers de la DeFi (decentralized finance, qui est principalement, une finance dérégulée), restent à trouver les cas pertinents pour le grand public.
L’immersivité et la création de mondes virtuels comme lieu primaire de divertissement et d’activité reviendra une fois que les technologies fourniront un degré de réalisme suffisant permettant des interactions temps réel à plusieurs milliers de participants.
Intuitu Machinae 🤖 : la production de contenus s’adresse désormais aux machines
⏳ : 2 min 14 sec
Début juillet, un article a fait grand bruit dans la communauté média tech : nous entrions dans une nouvelle ère étrange où les machines cessent d’être de simples outils pour devenir… un public.
C’est le cœur du concept B2A (Business to Agent) proposé par l’auteur, Shuwei Fang : créer du contenu pour séduire directement des IA auxquelles on aurait confié des pans de notre existence, faire nos revues de presse, faire nos courses, négocier des contrats.
Le modèle B2B classique se scinderait désormais en deux branches :
B2C (parler aux humains dans les entreprises)
B2A (parler à leurs agents numériques).
Or, comme ces derniers peuvent digérer 10 000 sources quand nous n’en lisons que dix, le marché potentiel serait aussi colossal que compétitif (les barrières à l’entrée étant fortement réduites sur la production de slop).
Plutôt que de remplacer les humains, ce modèle ouvre une chaîne B2A2C :
Business → Agent → Consumer.
Les IA deviennent à la fois audience et intermédiaire : elles lisent tout, filtrent et nous restituent une version traduite.
Résultat : l’attention humaine, ressource rare, se retrouve encore plus saturée par des couches d’intermédiation que nous maîtrisons très peu.
L’“apocalypse SEO”, où certains médias ont perdu plus de 50% de leur trafic quand Google a basculé vers des réponses IA avec Overviews, n’était qu’un préquel de ce qui les attend.
Le problème n’est pas que les journalistes soient remplacés, mais qu’ils deviennent invisibles si leur production n’est pas optimisée pour les machines (un peu comme pendant la vague précédente Web2.0, les journalistes ont eu l’injonction d’exister sur les réseaux sociaux).
Produire du contenu en JSON structuré ou balisé, c’est l’équivalent de cuisiner pour des sondes gastriques : techniquement nourrissant, culturellement assez déprimant. La résistance est immense, mais le risque semble malheureusement identifié : refuser de “nourrir” les IA, c’est se condamner à l’oubli.
Le point névralgique, ce sont les “translation layers”, ces couches qui convertissent le langage machine en narrations humaines. Là se joue le vrai pouvoir : l’éditorial (choisir les histoires) laisse place à l’architecture (façonner comment les données deviennent récits). Traduire “+0,25 point de taux directeur” en “la Fed inquiète les marchés” n’est pas neutre : c’est un cadrage qui influence la perception du réel.
Autoritarismes et démocraties joueront probablement différemment avec cet outil, mais dans tous les cas, la distance croissante entre données machines et récits humains donne un poids politique et symbolique inédit aux concepteurs de ces filtres.
Trois chantiers stratégiques émergent pour qui veut exister dans ce futur :
Confiance & vérification : trouver les sources (Adobe, NYT, Bloomberg expérimentent déjà, mais avec la compétition qui se renforce entre les modèles, pas sûr qu’ils jouent la carte de la transparence souhaité par exemple par le législateur européen).
Communauté & contexte : injecter une forte dimension culturelle et locale que les modèles globaux ne savent pas qu’encore imparfaitement saisir et retranscrire.
Interface & expérience : montrer au lecteur final comment l’info a été fabriquée et lui donner la main pour comparer plusieurs traductions possibles, au lieu de recevoir une vérité toute faite, qu’il puisse changer l’échelle d’un graphique qui serait trop explicite.
Le risque ultime ? Que l’on bascule vers du B2A2A2A… , où les machines produisent pour d’autres machines sans plus rien nous traduire à nous humains.
Dans ce monde-là, les “translation layers” deviendraient nos seules fenêtres — ou nos barreaux. Le choix est devant nous : laisser l’architecture se construire sans nous, ou concevoir délibérément un système qui préserve l’agent humain. Car une fois la confiance perdue dans la traduction, celle-ci est difficilement récupérable.
Inégalitaire 🐭 : les Parcs Disney, le bonheur si je… peux
⏳ : 1 min 53 sec
Disney World, autrefois symbole du rêve américain accessible à la classe moyenne, illustre aujourd’hui l’érosion de cette catégorie sociale et l’obscolescence de cette catégorie socio-économique ? Le parc est devenu un laboratoire de segmentation sociale où l’accès à l’expérience dépend directement du portefeuille.
Les chiffres sont éloquents : une suite au Polynesian Village Resort atteint 3 000 $ la nuit, un repas gastronomique au Grand Floridian dépasse 1 200 $ pour deux, et un pass “Lightning Lane Premier” peut grimper de façon prioritaire dans les meilleurs manèges, pour plus de 400 $ par jour.
Entre 2021 et 2024, Disney a généré 724 M$ grâce à ces produits d’accès prioritaire, désormais au cœur de son modèle. Un simple séjour familial de quelques jours peut atteindre 8 000 $, soit près de 15 % du revenu annuel médian !
Cette logique tranche avec l’histoire de l’entreprise. Dans les années 1950-70, Disney affichait l’ambition « Everyone is a V.I.P. » : les familles riches et modestes partageaient les mêmes files d’attente, les mêmes repas, les mêmes manèges dans une sorte de grand bain de divertissement. Les prix suivaient l’inflation et restaient compatibles avec l’essor de la classe moyenne, alors pivot de l’économie américaine.
Le tournant s’opère dans les années 1990, avec la montée des offres premium. Après la pandémie, la bascule est totalement assumée : fin du FastPass gratuit, multiplication des options payantes, priorité donnée aux clients des hôtels Disney. Le marché ciblé n’est plus la majorité des foyers, mais le top 20 %, voire 10 %, les “mass affluent” américains.
Cette évolution s’inscrit dans une tendance générale : la concentration de la richesse et l’essor d’une clientèle intermédiaire fortunée. En 1992, on comptait 88 000 foyers disposant de 20 M$ ou plus (en dollars 2022) ; en 2022, ils étaient 644 000. Grâce aux données issues des applications et des algorithmes, les entreprises cherchent à identifier ces consommateurs solvables et leur vendre une expérience sur-mesure premium. Comme le résume un expert :
« Disney est une société d’analytics qui fait des films et des parcs. »
Le résultat est une expérience à plusieurs vitesses : attente réduite et confort pour les uns, files interminables et frustration pour les autres.
Ce qui fut un vecteur de culture commune devient une vitrine de l’inégalité, où les parades, les repas et même les files d’attente reflètent une segmentation de plus en plus nette.
A la lecture très illustré de cet article, Disney n’apparaît plus comme le miroir d’une Amérique unifiée par sa classe moyenne. C’est désormais le terrain de jeu des mass rich, emblème d’une économie où la profitabilité passe par la différenciation sociale plutôt que par l’inclusion. Une tendance qu’on peut aisément transposer au domaine de la télévision, avec le déclin des grandes chaînes généralistes vs. la montée des plates-formes payantes. L’érosion presque totale des séries sur les chaînes gratuites est une bonne illustration de ce tarissement.
Cigalier 🦗 : l’exposition Cézanne au Jas de Bouffan



⏳ : 1 min 22 sec
Le musée Granet pour l’année Cézanne (vaguement inaugurée au titre des … 119 ans de la mort de Cézanne en 1906) ose un parti pris : prendre pour sujet non pas un mouvement ou une période, mais la maison, le Jas de Bouffan, bastide familiale de Cézanne à Aix-en-Provence.
C’est là que tout commence. Dans le Grand Salon, l’artiste jeune encore peint directement sur les murs, accouche de fresques brutes, fraîches, audacieuses (qui n’ont on doit l’admettre très peu d’intérêt).
C’est là qu’il fait construire un petit atelier qui de camp de base pour ses excursions dans les montagnes ou les carrières ou encore avec sa lumière zénithale à la confection des natures mortes qui ont fait sa renommée. Il fait poser les paysans du domaine pour créer Les Joueurs de cartes.
L’exposition « Cézanne au Jas de Bouffan » réunit plus d’une centaine d’œuvres – peintures, aquarelles, dessins – réalisées entre 1860 et 1899. Une sélection venue de collections privées du monde entier New York, Zurich, Philadelphie, Tokyo, Paris ou Londres, construite comme un récit autour des lieux marquants des toiles du maître : l’allée des marronniers, le bassin, la ferme, les portraits de proches, les baigneurs silencieux. On assiste à la naissance de la grammaire de Paul Cézanne : réduire le monde à des volumes solides.
Car ce qu’il y a de plus beau dans cette exposition, c’est bien le coeur du génie de Cézanne : ses natures mortes renversantes et des portraits tardifs très réussis (admettons-le sans outrecuidance les portraits de jeunesse et même d’âge mûr sont assez ratés).
On pourra regretter que l’exposition en ne se concentrant que sur le Jas de Bouffan, manque les célèbres peintures de la Sainte Victoire, cette célébrissime montagne qui domine Aix en Provence, ou encore les vues de l’Estaque qui pose véritablement les bases de la révolution cubiste, mais cela ne servait pas visiblement les visées propagandistes de la mairie d’Aix qui misait beaucoup pour réconcilier la ville avec le peintre vilipendé de son vivant.
Malgré ses 100 000 visiteurs estivaux, on peut encore voir l’exposition jusqu’au 12 octobre, si vous passez dans la région, c’est un incontournable :
Databrick fournit une plateforme cloud qui unifie stockage, traitement et exploitation de données pour les entreprises, avec une surcouche d’intelligence artificielle, exemple typique de fournisseurs de pelle dans cette rué vers l’or.
Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Meta et Tesla, les 7 géants tech qui concentrent l’essentiel de la croissance du Nasdaq et du S&P 500. Ils représent 62% du Nasdaq 100.
N’en font pas partie : Netflix, Adobe, Oracle, Salesforce, Broadcom ou Intel
Rappelez-vous les CDO : collaterized debt obligations, qui étaient des dettes comprenant des actifs titrisés et repackagés dans un produit financier.






