Le Wrap Up de la semaine où le PSG a gagné de nouveau la Ligue des Champions (semaine du 25 mai 2026)
📰 : Le Télégramme diversifie - 📺 : Rendre l’audiovisuel public plus impartial - 🎫 : Spotify et les superfans - 💰 : La pub streaming bientôt devant la pub TV - 📚 : La démocratie gazeuse
Au programme cette semaine :
Impartial 📺 : les propositions de Bruno Lasserre pour rendre l’audiovisuel public plus neutre
Récompensé 🎫 : Spotify valide les super fans pour les billets de concerts recherchés
Dépassé 💰 : quand la pub streaming sera devant la pub TV traditionnelle
🎱 Extraball : Spotify dévoile l’avenir du streaming
⏳ Temps de lecture : 9 min 23 sec
✳️ Le groupe WhatsApp du Wrap Up est disponible ici : News, sondages et coulisses, c’est là que ça se passe :
Lucide 📰 : le Groupe Télégramme réussit sa diversification
⏳ : 2 min 7 sec
Quand mes indics de news médias me disent qu’il faut lire cet interview une des plus éclairantes du paysage de la presse française, je prête l’oreille.
Aussi je vous relaie cet interview de Ronan Leclercq du Groupe Télégramme de Brest.
Le Télégramme est un cas assez rare dans la PQR : un journal qui ne s’est pas contenté de regarder le print fondre comme neige au soleil, mais qui a construit autour de lui un groupe diversifié, lui permettant de rester familial, breton et plutôt offensif.
Le groupe pèse désormais plus de 250 M€ de CA, en croissance (!), avec une branche médias qui représente 40 à 45% de l'ensemble.
À côté, Hellowork dans l'emploi-formation et OC Sport dans l'événementiel sportif ont suivi la même logique : ne pas subir la migration des revenus, mais investir dans ceux qui les captent. (Il y a également une troisième jambe avec quelques agences de communication digitale qui servent des clients plutôt régionaux).
Quand les petites annonces emploi sont parties sur Internet à la fin des années 1990, le groupe a misé sur Ouest Job, devenu Regions Job puis Hellowork, aujourd'hui fort d'environ 500 collaborateurs. Côté sport, l'ancrage breton dans la voile a mené à Pen Duick, à la Route du Rhum, à la Solitaire du Figaro, mais aussi à des marathons comme Genève, Nantes ou Nice-Cannes.
Sur le cœur historique, Le Télégramme résiste mieux que beaucoup. Sa diffusion payée recule de seulement 1,48% en 2025, à 158 890 exemplaires. Ronan Leclercq y voit une performance, fruit d'un plan de transformation lancé il y a six ans : six axes, soixante-dix chantiers, un portage matinal puissant, moins de 1 000 exemplaires distribués par La Poste, et une politique de prix qui refuse de brader l'information.
Le papier n'est pas mort, mais le compte à rebours est lancé. Leclercq croit encore à dix ou douze ans de solidité, notamment grâce aux jeunes retraités attachés au journal. Mais l'horizon 2035 impose déjà d'anticiper l'effet de seuil, sans casse sociale, par non-renouvellement progressif.
Le numérique progresse, avec 31 000 abonnés, une croissance annuelle de 18 à 20% et un ARPU autour de 11 €. Mais le patron du pôle médias est lucide : à l'échelle de quatre départements, le numérique seul ne sauvera rien. Le salut passe donc par des acquisitions nationales, notamment dans la creator’s economy, estimée à 8 Md€ en France aujourd'hui et projetée à 39 Md€ en 2032.
Le Télégramme est déjà entré chez Loopin, agence parisienne d'edutainment et vise des sociétés entre 15 et 20 M€ de CA.
Leclercq plaide aussi pour une relocalisation de la publicité : 75% du numérique part vers les plateformes, dont certaines rapatrient 95% de leurs revenus aux États-Unis et en Irlande. À l'inverse, chaque euro investi dans Le Télégramme générerait 5,70 € pour les annonceurs. Son idée politique : affecter une partie des amendes infligées aux plateformes aux médias lésés par leurs pratiques.
Sur l'IA, même ligne : expérimenter, oui ; se faire piller, non. En interne, rien ne sort sans relecture humaine complète. L'IA doit augmenter le journalisme, pas l'exfiltrer gratuitement.
Toute la doctrine du groupe tient là : se transformer sans perdre son âme. Plus facile à dire qu'à faire, évidemment. Mais à l’échelle de la presse régionale (et même des médias français), c'est l’une des plus belles transformations média.
🎧 Si vous préférez écouter la version audio de cette newsletter, essayez cette semaine en 🇫🇷 , c’est ici (une synthèse brillante et même des interjections “Oh! la vache!”)
Impartial 📺 : les propositions de Bruno Lasserre pour rendre l’audiovisuel public plus neutre
⏳ : 2 min 12 sec
L'impartialité de l'audiovisuel public est un peu comme l'air pur en ville : tout le monde la réclame, personne ne sait exactement où elle commence, où elle s'arrête, ni qui doit payer pour la maintenir respirable.
Chargé par l'Arcom de travailler sur le sujet, Bruno Lasserre, ancien vice-président du Conseil d'État, remet un rapport qui cherche d'abord à sortir cette notion du brouillard.
Son constat de départ est simple : en France, on a beaucoup travaillé le pluralisme et l'indépendance, beaucoup moins l'impartialité.
Il propose donc de la définir comme l'absence de parti pris ou de préférence. Et il refuse d'en faire une question limitée aux journaux télévisés ou aux émissions politiques. L'impartialité doit aussi concerner les programmes culturels, de connaissance, et plus largement l'offre globale du service public1. Contrairement aux médias privés, qui peuvent cibler un public particulier, l'audiovisuel public doit éviter d'exclure certains publics de fait.
Le rapport arrive dans un climat parlementaire surchauffé, mais l'étude commandée par l'Arcom à Harris Interactive et ThinkOut calme un peu les peurs et les fantasmes.
Interrogés sur l'orientation de l'audiovisuel public, 46 à 52% des sondés répondent "je ne sais pas" selon les antennes.
Seuls 26 à 36% jugent les antennes publiques orientées, contre 43% pour TF1 et 44% pour BFMTV.
Les chaînes publiques sont plutôt perçues comme penchant à gauche, 22% pour France 2, 21% pour France Inter, tandis que les chaînes privées sont plutôt perçues à droite, 23% pour TF1 et BFMTV.
Surtout, cette perception gêne peu : 11% pour France 2, 8% pour France 3, 11% pour France Inter. Le procès permanent de l'audiovisuel public à la lecture de ces chiffres, semble donc beaucoup plus bruyant que massif.
Bruno Lasserre formule 17 recommandations :
La plus structurante consiste à créer une charte déontologique unique, publique, lisible et opposable, à la manière de la BBC.
Il veut aussi un processus clair de traitement des plaintes,
un baromètre régulier de l'impartialité, une meilleure exposition du travail des médiateurs et un renforcement des comités d'éthique.
Deux sujets feront davantage parler :
D'abord, l'humour dans les tranches d'information : il ne s'agit pas de l'interdire, mais de mieux le séparer du traitement journalistique.
"Le recours à l’humour imprime une coloration particulière à l’antenne et participe à la construction d’une identité éditoriale qui peut, si elle n’est pas maîtrisée, affecter la perception d’impartialité du service public", écrit le rapporteur. "Toute communauté qui rit ensemble dessine en creux les contours de ceux qui ne rient pas... Parfois, la chronique humoristique se moque de l’invité qui vient de passer. C’est le droit à la satire, c’est sain”, commente le rapporteur dans sa conférence de presse. “Mais le public peut s’interroger sur le fait qu’on entende les intervieweurs rire, voir participer par quelques mots à la chronique."
Ensuite, les réseaux sociaux : les journalistes du service public devraient s'abstenir d'exprimer des opinions partisanes sur les sujets polémiques, avec un devoir de modération inscrit dans les règlements intérieurs.
Là, commente pro domo France Info : le droit du travail pourrait vite rappeler que les salariés journalistes ne sont pas des moines-soldats de la neutralité administrative.
Récompensé 🎫 : Spotify valide les super fans pour les billets de concerts recherchés
⏳ : 1 min 43 sec
Spotify a trouvé la solution aux concerts surbookés : transformer l'amour d'un artiste en score d'éligibilité commerciale.
Comme le rappelle la chronique Un Monde Nouveau de Mathilde Serrel sur France Inter, le problème de départ est réel. Acheter une place de concert est devenu un sport de combat, avec file d'attente numérique, serveurs saturés, bots en embuscade et revente à des prix obscènes.
Les fans patientent, stressent, rafraîchissent leur navigateur comme des traders cocaïnés, avant de découvrir que les places ont disparu en quelques minutes.
En France, près de 500 000 personnes se sont connectées pour Bad Bunny.
Pour le retour de Céline Dion à La Défense Arena, la file d'attente a atteint jusqu'à 1,9 million de connexions simultanées.
À ce stade, ce n'est plus de la billetterie, c'est une loterie affective.
Spotify arrive donc avec la fonctionnalité RESERVED, une promesse bien vendue : "Vous connaissez chaque chanson. Nous vous avons gardé deux billets."
L'idée paraît séduisante : les vrais fans seraient enfin reconnus à leur juste engagement. La plateforme connaît le nombre d'écoutes d'un artiste, la diversité des titres écoutés, les morceaux ajoutés aux playlists, puis donne à certains utilisateurs un accès prioritaire pendant une heure pour acheter deux billets via des partenaires de billetterie.
Le tout suppose d'être abonné Premium (pas folle la guêpe) et d'avoir activé la géolocalisation, puisque l'accès dépend aussi du passage de l'artiste près de chez soi ou dans son pays.
Sur le papier, Spotify acquiert le statut de justicier : dans les faits, elle en fabrique une autre, plus discrète et beaucoup plus profitable. Le "vrai fan" devient seulement celui que Spotify peut mesurer.
Celui qui écoute en vinyle, en CD, sur une autre plateforme, à la radio ou dans la voiture de ses parents sort du radar. La passion cesse d'être une relation culturelle ou intime avec un artiste, elle devient une donnée comportementale, scorée, triée, monétisable. Mieux encore, elle exige un abonnement payant. La ferveur, oui, mais en premium.
La fausse bonne idée pose aussi une question absurde :
Faudra-t-il écouter un artiste en boucle pour mériter d'aller le voir ou aura-t’on le droit d’en écouter d’autres?
Que devient la découverte ?
Et qu'est-ce qui empêchera demain des bots de streamer artificiellement des titres pour contourner ce nouveau système ?
Sous les airs du justicier venu sauver les fans, Spotify récupère surtout des données très précieuses : habitudes d'écoute, intensité d'engagement, localisation, désir d'achat. Le deal semble généreux, il est surtout très asymétrique. Les fans gagnent peut-être une chance. Les artistes gagnent une couche d'intermédiation de plus. La plateforme, elle, gagne encore un peu plus de pouvoir et entre plus sérieusement dans le marché de la billetterie.
Dépassé 💰 : quand la pub streaming sera devant la pub TV traditionnelle
⏳ : 1 min 37 sec
La télévision n'est pas morte, elle change simplement de tollier. Pendant leurs jeunes années, les plateformes de streaming ont vendu aux abonnés une promesse simple : payer pour échapper aux tunnels de pub de la télévision linéaire (en particulier américaine).
Retour de manivelle savoureux : ce sont désormais ces mêmes plateformes qui aspirent les budgets publicitaires TV.
Aux États-Unis, les dépenses pub sur le streaming devraient approcher les 20 Md$ d'ici 2029, presque au niveau de la télévision traditionnelle, selon les projections citées dans l'article du WSJ.
Le basculement sera au cœur des upfronts, ces grands-messes où chaînes, studios et plateformes tentent de verrouiller les milliards des annonceurs pour l'année suivante, avec stars, chanteurs et paillettes à l'appui. La pub aime décidément beaucoup les révolutions surtout quand elles finissent en cocktails.
La raison du mouvement est cependant limpide : les abonnements avec publicité explosent. Ils représentent désormais près de 50% des nouvelles souscriptions aux grands services de streaming premium aux États-Unis, contre 39% deux ans plus tôt.
Plus spectaculaire encore, sur les neuf derniers trimestres, les offres avec publicité ont généré 78% des quelque 65 millions d'ajouts nets d'abonnés chez les grands streamers. Autrement dit, la croissance ne vient plus seulement du contenu, mais du rabais consenti en échange d'un retour des spots.
La préférence pour les offres moins chères avec publicité varie selon les générations :
56% des adultes interrogés préfèrent un abonnement plus abordable incluant des pubs, contre 26% pour une offre plus chère sans publicité.
Les boomers sont les plus pragmatiques, avec 67% favorables aux pubs pour payer moins.
La Gen Z et les millennials sont plus réticents, mais pas hostiles : 46% et 47% choisissent tout de même l'option avec publicité.
L'idéal publicitaire contemporain ressemble donc à une vieille invention : interrompre les programmes, mais avec une meilleure interface.
Les streamers ont de bons arguments à vendre aux marques : audience plus jeune, ciblage plus fin, données comportementales, historique d'achat, activité de recherche en ligne. La télévision de papa promettait des ménagères de moins de 50 ans ; le streaming promet des consommateurs profilés au scalpel.
Mais l'euphorie a ses limites. Le marché publicitaire TV total, télévision linéaire et streaming compris, reste en déclin structurel.
Les dollars continuer de migrer (sans retour) vers Meta, Google et Amazon, qui captent déjà plus de la moitié du marché publicitaire américain, estimé à 428 Md$.
Et YouTube, désormais installé au cœur des upfronts, rappelle aux chaînes et plateformes qu'il existe toujours un prédateur plus gros dans la salle.
🎱 Extraball : La pub revient par la fenêtre du streaming
Spotify ne veut plus seulement nous recommander quoi écouter. Il veut nous faire participer à la fabrication ce que nous écouterons.
Cette semaine, la plateforme a redéfini sa position sur l’avenir du streaming musical : moins un abonnement universel qu’un empilement d’options payantes pour superfans : remixes générés par IA (pour l’instant grâce à un accord avec Universal Music), podcasts personnalisés, accès anticipé aux concerts - on en parlait au dessus-, abonnements premium aux artistes, audiobooks plus qualitatifs et donc plus chers.
Le streaming avait transformé la musique en service. Spotify veut maintenant transformer l’écoute en produit génératif, contextuel et… monétisable.
La promesse officielle : consentement, crédit, compensation. La question moins confortable : est-ce qu’on a envie de tout cela ?
À lire dans l’Extra Ball ce jeudi pour les abonnés payants du Wrap Up (oui c’est le bon moment pour soutenir cette newsletter et accéder à ce contenu supplémentaire)
Evanescante 📚 : La démocratie à l'état gazeux par Gilles Finchelstein
⏳ : 2 min 9 sec
Gilles Finchelstein, secrétaire général du think tank de la Fondation Jean Jaurès (gauche réformiste pour faire très vite) propose une grille de lecture intéressante de notre moment politique : comme la matière, la politique connaîtrait trois états — solide, liquide, gazeux.
Le solide renvoie à un monde structuré, prévisible, organisé autour de blocs idéologiques lisibles.
Le liquide marque la dissolution progressive de ces repères.
Le gazeux, enfin, désigne notre époque : particules agitées, imprévisibilité maximale, inflammabilité permanente.
Bref, la Ve République passée au cyclotron.
La thèse séduit. Elle permet de relire les 70 dernières années comme un lent glissement de la stabilité de la Vème République (post 1962 et l’élection du Président au suffrage universel) gaullo-mitterrandienne vers l’ère Macron, moment gazeux par excellence : effondrement du vieux clivage gauche-droite, disparition de l’alternative communiste après la chute de l’URSS, triomphe de l’économie de marché et accélération technologique.
Mais le livre force parfois son propre cadre, comme si toute réalité devait absolument rentrer dans ses trois petites boîtes physico-politiques. Pour qui a un marteau, le monde entier ressemble à un clou (Abraham Maslow et sa loi de l’outil) ; pour qui a une métaphore thermodynamique, la démocratie et l’histoire européenne du dernier demi-siècle devient un cas d’école et tant pis pour les nuances (tantôt l’UK, l’Italie, l’Allemagne ou encore l’Espagne rentrent et sortent à la fois, affaiblissant la démonstration).
Le cœur de l’inquiétude de Finchelstein porte sur le Rassemblement National, qu’il décrit comme un bloc solide dans un environnement gazeux. Malgré son caractère attrape-tout et éloigné des origines collaborationniste, le parti d’après lui, conserverait une idée fixe et ainsi son qualificatif d’extrême droite : la priorité nationale (nouveau branding de la préférence nationale).
Pour l’auteur, cette notion menace directement la démocratie française.
Sur la forme, parce qu’elle pourrait être imposée par référendum via l’article 11, contournant l’article 89 prévu pour réviser la Constitution.
Sur le fond, parce qu’elle instaurerait des distinctions entre nationaux, binationaux, étrangers réguliers et irréguliers, rompant avec l’égalité des droits économiques et sociaux issue de la Constitution de 1946 et des conquêtes sociales qui forgent désormais le Bloc de Constitutionnalité.
Finchelstein alerte aussi sur un possible tentative de réinstituer le droit du sang contre le droit du sol, ainsi que sur la transformation du débat public, notamment l’audiovisuel public à coup de fusion, économies ou privatisation.
Face aux tentatives populistes de faire marcher la société au diapason du gouvernement, il défend bec et ongle, le financement par l’Etat de corps intermédiaires (syndicats, associations) parfois dissident.
Il projette enfin le déroulement de ces risques d’arrivée au pouvoir du RN dans une chonologie 2027-2045, face à quatre défis majeurs de notre espace européen : vieillissement démographique, stagnation économique, crise climatique, révolution numérique et IA (il manque à mon sens réarmement militaire de l’Europe face aux périls à ses frontières).
Le livre se conclut sur des pistes de rénovation démocratique pour redonner le goût à nos concitoyens de la démocratie écornée : référendum annuel obligatoire, jugement majoritaire, vote obligatoire avec reconnaissance du vote blanc, regroupement des scrutins sur une seule journée et extension des conventions citoyennes.
Au total, un ouvrage éclairant, documenté, mais traversé par un biais évident : il déplore les symptômes de la crise démocratique sans toujours chercher à en souligner les causes frontalement. Comme si certains totems institutionnels, sociaux ou moraux ne pouvaient jamais être interrogés — alors même que l’époque, elle, n’a plus grand-chose de solide.
Aux Etats-Unis, un débat de même nature fait s’affronter le groupe ABC et l’Administration Trump qui voudrait que le talk show matinal The View ou les Late Shows soient considérés comme des émissions politiques et soient tenus de respecter des temps de parole équivalents aux différentes sensibilités politiques. Pour intimider la chaîne, l’administration Trump et les agences de régulation (censément plus indépendantes) ont lancé une enquête pour savoir si les déclinaisons locales des chaînes d’ABC n’avaient pas engagés des pratiques d’inclusion et de diversité (devenues désormais hors la loi par l’Administration Trump).












